—Celui qui se fait suivre par toutes ces bêtes sauvages qu’il a apprivoisées?
—Oui.
—Savez-vous où est son cabanon?
—Oui, pas loin de la route, entre les Campaux et La Molle... je le trouverai facilement.
—Eh bien! dit Grondard, ce Saulnier, pendant qu’il est à son travail de casseur de pierres, prête son cabanon à Maurin, et Maurin s’y rencontre avec la femme de maître Secourgeon, le fermier que vous devez connaître.
«Avec la permission de Secourgeon, vous prendrez quand vous voudrez les amoureux dans leur nid.
Sandri ôta son képi et se gratta la tête avec beaucoup de simplicité:
—Oui... constatation de flagrant délit... Mais il faudrait, fit-il, que ce Secourgeon, que je ne connais pas, eût porté plainte et demandé notre intervention. Comprenez-vous?
Grondard ne comprenait pas. Sandri lui expliqua patiemment ce que c’est que la constatation d’un flagrant délit.
—Secourgeon est vieux, dit Grondard; sa femme est jeune. Le mari est jaloux comme un tigre. Il faut être Maurin pour se frotter à lui. Il est vrai, que, de Maurin, il aura tout de même un peu peur... Je lui mettrai la puce à l’oreille, moi, soyez tranquille; et il fera demander les gendarmes, d’après la loi telle que vous me la venez d’expliquer.