—Parle, Maurin! fit Alessandri.
—Voici, dit Maurin. Tu sais de quoi Grondard m’accuse? Il se trompe.
Alessandri l’interrompit tout de suite:
—Tu connais le meurtrier?
—Non.
—Il est trop tard pour le nier. Tu as avoué tout à l’heure que tu le connais. Je t’ai entendu.
—Tu m’as entendu, dit froidement Maurin, me quereller avec celui-ci. Voilà tout.
Du doigt, il désignait le charbonnier.
—Dans la colère, poursuivit-il, on ne sait plus ce qu’on se dit. On lance à son ennemi les plus folles paroles que l’on peut trouver. J’ai dit ça en effet... Je ne dis pas que je ne l’ai pas dit... c’est que, à ce moment, Célestin, si j’avais pu te faire croire que c’est moi qui ai tué ton père...
—Vous l’entendez! cria Grondard.