Tous les habitants du village entouraient Parlo-Soulet et chacun disait son mot sur la direction à prendre. Pastouré, muet, faisait de grands gestes au milieu d’un groupe, mais Maurin manquait encore à l’appel.
—Ah! dit l’un des chasseurs, Maurin nous serait bien nécessaire pour conduire la battue! Quoique Pastouré soit là, nous pouvons regretter Maurin.
—Il viendra peut-être, dit un autre.
—Il viendra sûrement, dit un troisième, pour la raison que c’est lui-même qui nous a fait appeler. Il viendra, je vous dis, quand il devrait marcher sur la tête pour venir!
—Non, il ne viendra pas.
—Et pourquoi ne viendrait-il pas?
—Parce que les gendarmes d’Hyères sont ici de passage, et peut-être n’est-ce pas par hasard. Il y a des traîtres partout. On les aura prévenus que Maurin nous avait donné rendez-vous ici.
—Si quelqu’un les a prévenus, c’est Grondard.
—Célestin?
—Oui, Célestin... tu sais bien.