Les gendarmes, sortant vivement de l’auberge, durent s’interposer:
—Cet homme, dirent-ils, peut nous servir.
—S’il veut marcher avec vous, il marchera seul... Personne n’ira à la battue.
—Zou! à lui! à coups de pierre!...
Les gendarmes, sous la poussée de l’opinion publique, conseillèrent à Grondard de se retirer. Il refusa.
A ce moment Pastouré prit une résolution.
Il parla:
—Maurin et moi, mes amis, nous avons tracé les mandrins comme des sangliers... Venez; nous les aurons pour sûr. De la manière qu’ils étaient situés il y a une heure, si on y va tout de suite ils sont pris.
—Où est Maurin? où est Maurin des Maures?
—Chut! il n’est pas loin d’ici, déclara Pastouré, baissant la voix; il s’est caché, car il prévoyait un peu la gendarmerie. Il nous rejoindra... partons, mais débarrassons-nous des gendarmes.