«—Latrinque, je me fais vieux et même beaucoup vieux; j’ai de la terre, tu dois le savoir, et j’ai de l’argent. Eh bien, si tu le veux, tout est à toi.»
«—Alors, moi, je dis à Latrinque:
«—Que chantes-tu là? tu radotes!»
«Latrinque me dit:
«—Attends un peu. Voici l’idée du Canonge. Le Canonge m’a dit:
«—Latrinque, je me fais si vieux que je ne peux plus aller au village chercher ma nourriture...
«—Sa nourriture! s’interrompit Magaud, de vieux quignons de pain moisi que les boulangers gardaient pour les chiens... qui n’en voulaient pas entendre parler!
«—Je ne peux même plus cueillir une figue au figuier, Latrinque, dit le Canonge. Latrinque, prends-moi chez toi, comme qui dirait en pension, et voici nos accords, ou ceux du moins que je te propose: je ne te paierai pas, mais par testament, par écrit, devant témoins, devant le notaire, je te laisserai tout mon bien, le bel argent avec la bonne terre!
«—Voilà, me dit Latrinque, ce que m’a dit le Canonge...»
«Et je dis à Latrinque: