«—Bonjour, l’ami.

«—Bonjour, bonjour!»

«Le paysan empochait les quarante sous quand le chasseur, qui s’éloignait, se ravisant tout à coup, revint sur ses pas...

«—Eh! l’homme! j’ai bien envie d’en tuer encore un, de ces beaux canards? ils ne sont pas chers. J’inviterai mes beaux-parents... Eh! l’homme? si j’en tuais encore un pour encore quarante sous?»

«L’homme ne répondit pas.

«—Allons, laissez-moi faire... tenez: voilà, cette fois-ci, trois francs...»

«Et il déposa trois francs à côté du paysan qui les prit et les mit en poche. Trois et deux font cinq.

«Le chasseur tua un second canard. Puis, tout aussitôt, excité par la grande facilité de cette chasse et le bon marché du gibier:

«—Je réfléchis, dit-il, qu’un troisième canard ferait bien mon affaire! je dois une politesse à un avocat qui m’a fait perdre un procès. Ça ne vous ferait rien, dites-moi, brave homme, si je vous tuais encore un de vos canards?»

«Le paysan qui se trouvait assez payé, tira de sa pipe une bonne bouffée et il la rejeta avec ces quatre paroles: