—Eh bien! vous avez vu! Mais, puisque vous êtes si aimable vous en accepterez au moins un... je l’ai en trope!

—Merci. Je l’accepte. Je suis content que vous ayez confiance en moi. Celui qui se fie à la parole des autres sait, à coup sûr, tenir la sienne.

—Oh! dit Maurin, rien qu’à votre figure, j’ai compris que je pouvais...

—Et si je vous demandais de ne plus tuer de mes faisans?

—Je n’aimerais pas beaucoup vous promettre ça, dit Maurin... Bah!... voyez-vous, monsieur le comte, je viens si rarement que ce n’est pas la peine d’en parler. Je n’abuse pas!

—Je l’espère bien. Voyons, Maurin, combien en voulez-vous par an, de mes beaux faisans?

—Ne fissons (fixons) rien, que vous y perdriez. Les commandes sont rares; et puis, tenez, à l’avenir, je viendrai moins souvent...

—Pourquoi cela, maître Maurin?

—Parce que vous êtes aimable... J’épargne les amis. Et même, à ce point de vue, j’aimerais mieux ne pas vous connaître.

—Vous êtes républicain, monsieur Maurin?