Maurin avait quitté son carnier et son fusil.

—Où est le vieux fusil? dit-il. Une arme est un compagnon. Je verrai s’il ne s’est pas trop rouillé! Un lapin peut me partir!

—J’ai battu aux alentours, dit Pastouré. Il n’y a rien de rien, tu peux croire.

—Il peut en être venu depuis tout à l’heure. On ne sait jamais.

—Il n’y a rien, rien, pas un poil, pas une plume.

—Alors, sans risque, je peux prendre le vieux fusil.

—Il est rouillé, prends le tien.

—Mais puisqu’il n’y a rien, dit Maurin, je n’aurai pas à tirer. Je prends le fusil à piston.

—Alors, si tu ne le tires pas sur un perdreau, tire-le sur une cible pour savoir comment il marche et puis tu le rechargeras. Té! voici des capsules.

Maurin sortit, la cruche vide au poing, le vieux fusil pendu par la courroie à son épaule.