Il fait vingt pas, et, surpris et joyeux s’arrête, voyant son chien en arrêt.
L’attitude d’Hercule était significative:
—Noum dé pas Dioù! Un lapin!
Il pose à terre sa gargoulette:
—Bourre!
Le lapin part. Maurin épaule, tire... cra! Le coup rate.
—Voleur de sort! dit Maurin. Ça semble un fait exprès. Un lapin à ma porte et mon vrai fusil dans la maison. Carogne!
Il voyait le puits tout proche, à soixante pas. Que d’ici au puits il dût rencontrer un autre lapin, cela n’était pas à supposer. Hercule, très étonné, regardait de travers l’arme qui, au lieu de boum, faisait clac.
Maurin passa une paille fine dans la lumière du vieux fusil, s’assura que la poudre y apparaissait, mit une amorce neuve, reprit sa cruche, et, son fusil en bretelle, se dirigea vers le puits.
Mais, à mi-chemin, de nouveau il s’arrêta.