—Si vous avez peur, dit-il à Sandri, que je m’échappe, ôtez-m’en les moyens.

Il tendait ses mains rapprochées. Pastouré, ne comprenant pas, ouvrit de grands yeux mais ne souffla mot, songeant: «Patience, tout s’explique un jour ou l’autre!»

Maurin dit à Pastouré:

—Garde mon chien.

Et à son chien d’un signe:

—Reste avec Pastouré.

Les gendarmes, d’un air de triomphe, lui lièrent les poignets. Alors, il leur dit:

—Je vois que j’avais bien raison d’éviter votre rencontre!

Et digne et tranquille, les mains derrière le dos, croisées avec nonchalance comme s’il les eût portées ainsi volontairement:

—Maintenant, dit-il sur le ton du commandement, suivez-moi, messieurs les gendarmes!