—C’est vrai, dit le préfet. Mais... vous déjeunez avec moi, monsieur Cabissol?

—A condition que je serai de votre battue avec Maurin, monsieur le préfet... J’ose vous demander une invitation.

—J’allais vous l’offrir, cher monsieur.

—En résumé, monsieur le préfet, Maurin est un homme non seulement à aimer, mais à ménager. En temps d’élections, par exemple...

—Monsieur le préfet est servi, prononça un domestique qui apparut sur le seuil du cabinet.

—Nous étudierons mieux la question à table, dit M. Désorty.


CHAPITRE V

Où l’on verra comment M. Désiré Cabissol et M. Désorty, préfet, continuèrent, inter pocula, leur conversation amusante et comment le premier de ces deux personnages fut conduit à narrer au second l’histoire du Marchand de larmes, sans pour cela oublier l’illustre Maurin, Roi des Maures.

Le déjeuner du préfet fut excellent et M. Cabissol y fit grand honneur. Au dessert, les deux interlocuteurs étaient devenus les meilleurs amis du monde.