La langue de Mistral, si brillante et si forte,

Hélas ! n’est plus pour nous qu’une langue un peu morte ;

La vôtre, cher ami, dans sa limpidité,

Reproduit la Provence en toute vérité.

La voilà, cette terre aux aspects de fournaise,

Avec son ciel de feu, son âme si française,

Son terrible mistral, son Rhône aux flots puissants,

La joie et les douleurs de ses rudes enfants.

Déjà, avant de s’adresser à la critique, M. Jean Aicard avait donné deux lectures publiques de son poème provençal, — l’une à Toulon, sa ville natale, — l’autre à Marseille, — et cherché, avant le succès parisien, la consécration provençale. Cette consécration, l’a-t-il obtenue ? — La présente édition spéciale est une réponse, puisqu’elle a été spontanément souscrite par le Cercle Artistique de Marseille.

Un dernier mot. De nombreuses études critiques ont déjà été publiées en France et à l’étranger sur Miette et Noré. Qu’il nous soit permis de constater qu’elles établissent le succès tout à fait remarquable de cette œuvre nouvelle.