Cachés par les hauts blés, trahis par la lumière,

Norine avec Noré demeurés en arrière.

Et sans voir tout le fond de ses futurs chagrins,

Elle est triste et se dit : « Jésus ! que de bons grains !

Qu’il est riche, ô mon Dieu ! Je suis trop pauvre fille ! »

Mais le rude soleil qui de toutes parts brille

L’empêche de penser plus long pour le moment,

Car dans l’air de midi flotte un bourdonnement,

Car tout, sous l’azur blanc, vibre, — poussière, abeille,

Lumière, — et l’esprit lourd vers midi s’ensommeille.