Il faut manger pourtant. Déjà, de bon matin,
Un oignon de la Garde, un verre de gros vin,
Un croûton de pain dur, par hasard une figue,
Les ont lestés, après deux heures de fatigue ;
Mais midi les appelle au seuil de la maison,
Sous les mûriers qui font de l’ombrage à foison,
A la table de pin qui sous les cruches plie,
Non loin du puits joyeux dont chante la poulie.
« Arrivez, mes enfants ! » — La mère de Noré
Appelle, et l’on accourt au dîner préparé.