Des épis déliés jaillir le bon froment.

Ah ! dans ce monde-ci rien ne vient sans tourment :

Les raisins, les épis, tout se foule, se broie,

Les cœurs aussi, — pour qu’il en sorte un peu de joie.

Or ces gens qui, le jour, sous le pas des chevaux,

Fourche en main, rejetaient les épis par monceaux,

Ou, — ce travail fini, — lançaient en l’air la paille

Pour que le grain demeure et qu’elle — au vent s’en aille,

Les travailleurs et tous, enfants, jeunes et vieux,

Viennent, et l’aire éclate alors en bruits joyeux.