On se pousse, on s’appelle, on se poursuit, on lutte ;

La fille et le garçon roulent dans une chute ;

Se cherchent par la fuite au milieu des grands cris ;

Les mains pressent la taille, et que de baisers pris !

Les gardiens, pour la nuit, font leur abri de toiles,

Mal clos, bon pour l’amour qui se plaît aux étoiles.

On se pose. Et les vieux souvent enflent la voix,

Oubliant qu’eux aussi furent fous autrefois.

… En attendant qu’un vent qui menace s’élève,

La nuit se tait. Le flot parle seul à la grève.