Et sur l’aire les cris s’apaisent par moment,
Et tous lèvent alors les yeux au firmament,
Car la saison de feu, qui change en or les plantes,
Est aussi la saison des étoiles filantes ;
Moisson du ciel ! La lune en faucille d’argent
Passe, et l’on voit trembler l’étoile à feu changeant,
Et souvent, trop chargé, — c’est le moment superbe, —
Le moissonneur du ciel éparpille sa gerbe.
O claires nuits d’été, plus douces que le jour,
Soupirez comme un sein jeune et gonflé d’amour,