Nos patois provençaux me charment ; je les sais ;
Mais je voudrais, — et nul encor ne m’y devance, —
Fondre les paillons d’or du parler de Provence,
Pour les mettre au trésor du langage français.
Et je chante, — et la voix des choses m’accompagne, —
Terre et ciel, — ciel et mer, azur plein de baisers ;
Je chante avec des mots du terroir, — francisés.
Ainsi parlent déjà nos hommes de campagne.
Comme ce grès qui fut notre ville des Baux,
Foi, légende et patois s’effritent miette à miette,