J’ai donc mis le français aux lèvres de Miette,
Et j’ai planté l’esprit nouveau — sur les tombeaux.
A la Suisse neigeuse, à la verte Hollande,
Si j’ai porté déjà, vrai fils des troubadours,
Nos vieux chants provençaux, compris partout, toujours,
C’est que je les ai dits dans ta langue, la grande.
… Quand mourut Charles III, qui vint après René,
Son testament donna la Provence à la France,
Mais notre esprit chantant, du Var à la Durance,
Quand parla-t-il ta langue ? et qui te l’a donné ?