D’où Miette, affrontant plus d’un mauvais lardon,

Le dut à contre-cœur tirer par le bridon.

Et plus loin, sur leur banc, les vieux à leur coutume

Étaient tous assis, — l’un qui dort, l’autre qui fume, —

Au soleil, adossés contre le mur tiédi,

Près du palmier qui vient dans ce coin au midi,

Dominant de son front deux ou trois lauriers-roses,

Mais ces vieux, si fâchés du train nouveau des choses,

Voyant passer Mion, ces vieux pleins de sommeil

Riaient à sa jeunesse et sentaient le soleil !