Enfin elle est en route, et près de la rivière.

L’âne va d’un pied vif, et Miette, en arrière,

Une aiguille aux cheveux, sous son chapeau, — d’un pas

De jeunesse, le suit en tricotant son bas.

Mauvais travail, qui met l’esprit en songerie.

En passant aux Trois Pins elle se signe et prie !

« Mon Dieu, délivrez-moi du mal d’aimer Noré. »

Mion depuis un mois ne l’a plus rencontré ;

Il est vrai qu’elle y prend peine ! Et la fille songe,

Repassant en détail le chagrin qui la ronge.