C’est l’automne, le temps où la lumière est blanche.
Le feuillage éclairci montre toute la branche ;
Et par plaine ou montagne on voit des tourbillons
De pampres rougeoyants, de feuilles, — d’oisillons
Dont le cri fuit perdu dans la plainte des bises.
Tout là-haut, en plein ciel, par des routes précises,
Les oiseaux voyageurs poussent contre le vent,
Vers l’ouest, les plus vieux par côtés et devant,
Leurs bataillons formés comme un soc de charrue.
C’est d’abord le ramier ; plus tard l’oie et la grue.