Mais on eut toujours peur de quelque chose au monde :

Et le vieux vit encor ! » — Et l’on but à la ronde.

A l’heure de dormir : — « O Miette, — demain,

Tu pourras rencontrer des bœufs sur ton chemin.

Les Maures en sont pleins. Dans les tournants, prends garde ;

Et passe sans courir si l’un d’eux te regarde.

Et des coups de fusil ne t’épouvante pas :

C’est chasse au sanglier, de ces côtés là-bas. »

Le jour qui pointillait trouva Miette en route.

De rosée et de froid l’herbe blanchissait toute ;