On vit gaillardement sous le nez de la mort.
Vers minuit, l’une dit : — « Assez veiller, commères.
Si nous passons la nuit, qui fera nos affaires
Demain ? Je pense donc qu’il faut aller au lit.
A ton âge, une nuit sans sommeil vous pâlit,
Miette, — mais le corps aisément la supporte. »
— « Oui, oui, Miette est jeune, et vaillante, et si forte !
Allons, allons dormir ; — pardi, nous savons bien
Qu’assister les mourants est un devoir chrétien ;
Entre voisins, fût-on ennemis, on se prête