Champs de ronces semés de méchants tas de pierres
Vous êtes, ô laideurs de mon pays, cent fois
Plus douces à mes yeux que les trésors des rois !
Là j’ai joué, petit. Dans ma fraîche cervelle,
C’est ici que la vie entra, toute nouvelle,
Et la terre et le ciel, — pour la première fois ;
Pauvre pays de rien, m’ont parlé par ta voix !…
— « Ah ! disait à Toinon qu’il tenait embrassée
Le vieux marin bruni, — la poitrine oppressée, —
Ah ! ma sœur ! J’en ai vu des hommes en dix ans,