L’hiver pâle a poussé devant lui dans sa marche
Son troupeau mugissant de nuages venteux,
Les neiges sur les monts lointains, les ciels douteux
Où la lumière semble en lutte avec la pluie,
Et ces jours où la plaine est déserte et s’ennuie,
Car la terre est trop molle et le bon travailleur,
Oisif, passe son temps à l’espérer meilleur.
Il regarde du seuil le blé court qui frissonne ;
Les sarments dépouillés de pampres par l’automne,
Puis coupés et liés en javelle, à présent