Mais qui, tranquille, et sans penser aux gens d’esprit,
Entre l’étang de Berre et la mer bleue assise,
Rit d’être pauvre, heureuse et belle, — quoi qu’on dise…
C’est un nid de pêcheurs, — reflétant dans les eaux
Cent voiles, comme autant d’ailes de grands oiseaux ;
Voyez ; une eau bouillie avec la rousse écorce
Des pins, leur a donné sa couleur et sa force,
Et dans ces voiles d’or, seins gonflés et vivants,
L’âme heureuse des pins murmure encore aux vents.
Ils sont beaux, nos pêcheurs ! — Les uns tirent à terre