Les tamaris noués rampent comme reptiles.

Naissant et renaissant des eaux, le moucheron,

Qui suit bêtes et gens, par bandes danse en rond

Dans l’air chargé de sel, de miasmes et de fièvre.

Les enfants du pays, la pâleur sur la lèvre,

De trop près dans leurs jeux ont respiré d’abord

Ce sol d’où le fécond soleil tire la mort !

Et seuls les noirs taureaux et les chevaux sauvages

Mangent la saine vie à flots sur ces rivages,

Ruminant avec l’herbe et mâchant avec l’air