Les vigueurs du mistral, du Rhône et de la mer.
Et tel est leur amour pour l’ardent pâturage,
Que, tirés de leur île, on les voit à la nage
Traverser le grand Rhône, — et l’écume aux naseaux,
Mugissants, défier ses mugissantes eaux !
Ils sont vaillants aussi, fils aussi du vieux Rhône,
Les pasteurs de taureaux dont la selle est un trône,
Et le sceptre un trident, les rois de ce désert,
Sur leurs petits chevaux maigres, aux pieds sans fer,
Selle arabe, étriers fermés et crins incultes,