Ah ! les jolis sentiers qui courent sur les berges

Conseillent autrement le cœur des jeunes vierges !

Ils disent qu’ils sont peu battus et qu’ils sont frais,

Entourés de buissons postés là tout exprès

Pour faire à l’amoureuse avec des fleurs un voile ;

Ils disent qu’en tissant au beau milieu sa toile

L’araignée y contraint les amants aux détours ;

Ils disent, les sentiers, qu’ils sont discrets toujours…

C’est en quoi nous savons qu’ils se vantent, les traîtres !

Ils assurent que les oiseaux, leurs seuls vrais maîtres,