S’y mêler, s’y croiser, l’un l’autre s’effaçant,
Souliers ferrés, pieds nus, cent traces de passant
Qu’un jour le vent soulève ou qui deviendront boue,
Et dans ces rubans plats qu’a laissés chaque roue,
Dans ces chiffres qu’inscrit le fer rond des chevaux
Mille étoiles qui sont de petits pas d’oiseaux.
Miette voit cela, seule sur la grand’route,
Et c’est le grand chemin qui, — sans qu’elle s’en doute, —
Le premier lui fait peur, hélas ! c’est le grand jour !
Le monde, — ici, — déjà lui fait craindre l’amour.