Mon père est mort, j’atteins mon cinquantième hiver ;
Mais je garde très frais, dans ma vieille mémoire,
Le souvenir de ce ruisseau, vivante moire,
Qui frissonne et bruit au fond du vallon vert.
Pour vous, qui fûtes bon et qui m’êtes si cher,
O mon père, le Christ vous reçut dans sa Gloire ;
Et, comme, ainsi que vous, j’ai le bonheur de croire
A l’immortalité de l’âme et de la chair,
Mon rêve, c’est d’aller, un jour, bientôt, peut-être,
Vous retrouver là-haut, auprès du divin Maître,