Et de recommencer, comme au bon temps jadis,

(Dieu qui peut tout, peut bien nous permettre ces choses)

Nos pêches aux goujons dorés, aux truites roses,

Dans quelque merveilleux ruisseau du Paradis.

L’attendrissement a imprégné le poète ; le chasseur a mis bas les armes, il ne s’agit plus que de pêche innocente sans crainte de procès verbal.


Le pays et les gens me faisaient fête. Le village s’animait du va-et-vient de mes hôtes et de mes visiteurs.

Vermenouze était choyé.

Comme pour Flour de Brousso, les amis et voisins du poète avaient fait leur devoir, assuré la publication d’En plein Vent[46]. Ç’avait été un gros succès littéraire. Vermenouze n’était pas indifférent aux louanges qu’il recevait des maîtres à qui il avait fait le service de son livre.

[46] En plein vent (P.-V. Stock, éditeur).