Glissait, sautait, glissait et sautait de nouveau.

Un rien m’intéressait ; mais avec quelle ivresse

J’embrassais, je baignais de larmes de tendresse,

Le vieillard qui, jadis, guida mes pas tremblants,

La femme dont le lait nourrit mes premiers ans

Et le sage pasteur qui forma notre enfance !

Souvent je m’écriais : Témoins de ma naissance,

Témoins de mes beaux jours, de mes premiers désirs,

Beaux lieux, qu’avez-vous fait de mes premiers plaisirs.

Avec plus de sincérité et de charme, — de nos jours, M. Pierre de Nolhac marque sa tendresse filiale aux mêmes horizons. Conservateur des magnificences de Versailles, historien de Marie-Antoinette, l’auteur des poèmes de France et d’Italie consacre de fidèles Juvenilia à l’Auvergne :