Ton vol frappe l’air tiède et tressaille si vite

Que tu ne peux monter vers la vie éperdue

Qu’en t’agrippant aux brins jaunis des fleurs moussues

Que la brise d’été, pleine de baume, agite.

Mais, soudain, l’aile ardente a trouvé l’équilibre ;

Il s’élève, emporté vers quelque but fatal,

Sur les agneaux dorés, bleus dans l’ombre du vol,

Et sur les hauts taillis, odorants, dans l’air libre ;

Et sans voir le ruisseau ni les aulnes mielleux

Où les martins-pêcheurs sont des joyaux qui passent,