Il monte conquérant candide de l’espace,
Pèlerin puéril des lourds infinis bleus,
Dépasse des bouleaux la feuillaison penchante,
Rayonne en prismes et bourdonne éperdûment,
Et croyant que ce bruit, c’est tout l’été qui chante,
Confond la vie entière à son bourdonnement.
Ah ! Campanule, ouvre à mourir ton urne noire,
Et toi, goutte-de-sang, ton cœur d’amour ! Les cieux
L’appellent. L’astre luit et brûle ; il veut y boire,
Loin du parfum d’en bas qui rampe… Insoucieux