Et quand la neige lourde aux grands épicéas

S’écroulera d’un coup sur le cerveau sonore,

L’écho long du sol creux ne m’éveillera pas.

D’ailleurs, le poète est prêt à rendre à la Nature tout ce qui lui vient d’elle :

— Oh ! vois-tu, ce que je t’ai pris à toi, Nature,

Ces longs sommeils dorés au flanc du val,

Ces silences devant tes monts aux lignes pures,

Ces frissons si profonds qui m’ont fait tant de mal.

Ces yeux bleus étonnés des teintes de l’automne

Sous les érables fraternels prompts à gémir,