Ce pouvoir de fixer la couleur que tu donnes

Au ciel d’héliotrope où le soir va mourir…

Tout cela, tout cela, tu peux me le reprendre,

Car, si j’en fis du songe et de vaines douleurs,

Le temps silencieux en ferait de la cendre,

Et, toi, tu sais, dans l’ombre, en refaire des fleurs.

Voici ma chair, mes sens, ma vie et ma tristesse,

Tout ce que j’ai subi, sans l’avoir désiré,

Et ces vagues langueurs et ces troubles ivresses,

Dont j’ai bu le vertige, en le croyant sacré :