Le peuplier garde un rayon dans ses hauteurs.
Il a plu. Les troncs durs lancent des pousses neuves
Et la terre se trouble, ivre de ses moiteurs.
Là-bas, dans les parfums d’ombre tiède où les aulnes
Fléchissent sous le poids des ramures mielleuses,
Couchée entre des boutons d’or et des lis jaunes
Contre le fond grenat du talus qui se creuse,
Une vache mugit vers la première étoile…
Et l’odeur du troupeau, sa vapeur et la brume
Qui flotte au haut du val et traîne comme un voile,