Promène le cadavre.

Mais on dit que maintenant,

Quand elle entend chanter,

La Jordanne claire

Pleure en écoutant…

[8] O Jiourdono, bouto…

Bluette charmante, de rhétorique où, pas plus que la langue, nous ne retrouvons le pays. Tout le volume est d’un sentiment délicieux, d’une exquise fraîcheur. C’est le livre de la vingtième année d’un brillant séminariste à qui sont interdits les sujets profanes. Du moins, il y a eu effort conscient. F. Courchinoux savait le patois, mais le latin et le provençal aussi. Il a eu l’ambition de faire sortir l’idiome vulgaire « d’entre les boues de l’atelier, de le rendre propre et net ». Il l’a si bien gratté, poncé et poli qu’il a tout effacé. Pour se rapprocher du Languedoc et de la Provence, il a produit ainsi de la poésie harmonieuse et distinguée, avec de la tendresse et de la sincérité, mais sans plus rien d’Auvergnat…

CHAPITRE VII

Patois ou langue ? La thèse nationale ; la critique philologique. — Les études de M. Antoine Thomas et de M. Albert Dauzat. — Patois et patois de la Dore à la Cère. — Le patois du Livradois. — R. Michalias. — A la Marianne d’Auvergne. — Le patois, verbe de la race.

Le Patois d’Auvergne…