Dire que ton aspect n’était pas d’un souillon ?

Mais, par un beau matin, comme une fiancée,

Là-bas, je t’ai conduite à la source sous bois,

Où le thym, la bruyère et les genêts en fleurs

Répandent dans les airs leurs sauvages parfums.

Dans l’eau pure que rien de venimeux n’approche,

— Elle jaillit du roc, s’épanche sur le sable

Et seul le rossignol y boit, — dans cette eau pure,

J’ai lavé tes cheveux d’or, mie, et tes pieds mignons.

Oui, j’ai lavé tes pieds, tes mains et ton visage,