De manière qu’il ne me laisse pas tout à fait mourir.
N’est-ce pas les cris, les soupirs, la plainte de Marceline :
Tout change, il a changé ; d’où vient que j’en murmure ?
Que l’amour a de pleurs quand il est dédaigné !
Tout change, il a changé. C’est là sa seule injure ;
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Oui, tout change, ma sœur, tout s’efface et je sens
Que la paix ou la mort a coulé dans mes sens !
La dame de Casteldoze ne nous est connue que par quatre morceaux, à peine une centaine de vers : quelques-uns n’ont-ils pas mérité de survivre, si délicats, si émus, si simples de sentiment éternel, — de cette troubadouresse d’Auvergne ; — si peu « troubadour », et si peu « auvergnate » ! Du moins, nous en jugeons de la sorte, parce que nous avons accoutumé de considérer les troubadours tout d’une pièce et l’Auvergne tout d’un bloc ; que de diversités, au contraire !…