N’en croumporen.

Un toupi, n’escudelo.

Un cuilleirou,

Mongioren toutes dous.

(Moi, j’ai cinq sous,—Ma mie n’en a que quatre!—Comment ferons-nous,—Quand nous nous marierons?—Nous achèterons—Un pot, une écuelle,—Une cuillère—Et mangerons tous les deux.)

L’église de Sauxillanges.

Et voilà le mariage.

Les familles, c’est-à-dire tout le pays, arrivant à la noce, l’église, le repas de tout un jour, avec son lendemain, où sont engloutis des porcs, des veaux, des moutons, de profondes futailles,—des bourrées, des chants, après chaque plat. Ce n’est au long des routes que gens en charrettes, cavaliers avec femmes et enfants en croupe, joueurs de musettes aux instruments enrubannés, jeunes gens tirant des coups de fusil en signe de joie, couples aux vestes et aux corsages agrémentés de flots de faveurs, les vieilles ayant conservé, quelques-unes, le boborel et le serre-malice et le chapeau anciens, la jeunesse prenant les nouvelles modes!

Pendant le repas, les chants, les danses, quelqu’un s’empare, en se coulant sous la table, du soulier de la mariée; et il faut, pour le ravoir, donner la pièce aux gars, qui la dépenseront à l’auberge: sans quoi, gare aux charivaris nocturnes pour le coucher des époux, qui, tout de même, seront réveillés tôt par les mauvais plaisants, et devront avaler devant eux le bouillon traditionnel...