Au Mont-Dore.—L’hôtel Sarciron-Rainaldy.

Du moins, en cas de froids trop brusques, désormais, des abris sérieux sont offerts aux baigneurs surpris; dans des hôtels comme l’hôtel Sarciron-Rainaldy, luxueux et plantureux, aux appartements du meilleur goût et du plus grand confort, aux mets savoureux, aux vins sincères, à la clientèle triée,—tous avantages fort appréciables, surtout en Auvergne où la négligence et l’incurie matérielles tombent souvent aux extrêmes limites. Là, du moins, on peut préparer avec tranquillité le siège du Capucin, l’assaut du Sancy, assuré que si l’on doit battre en retraite, à quelque menace du ciel, on pourra se replier en bon ordre, espérer gaiement l’occasion propice. Dans des hôtels comme celui-ci, on peut affronter le risque d’une cure, même à la débâcle du beau temps, et prolonger impunément la saison...

Le Creux d’Enfer.

Le puy de Cliergue.

La station fréquentée des phtisiques, en effet, ne ressemble plus en rien à celle qui se présentait au voyageur du siècle dernier: «... Si les eaux du Mont-Dore ont quelque renommée, il faut avouer qu’elles n’en sont guère redevables qu’à elles-mêmes. Malgré l’harmonie de leur nom, on ne les trouve célébrées par aucun de nos poètes; pas un seul écrivain de mérite ne les a vantées. Peut-être même n’en est-il pas, dans toute la république, de plus rebutantes par tout ce qui les entoure. Bâtiment horrible, nourriture très chère; logements dégoûtants, sans cour, sans remises, sans commodité aucune; écuries sans litière; village sale et boueux, voilà ce qu’on y trouve; mais elles guérissent, et, malgré les désagréments qui les environnent, on y accourt...»

Tout cela a changé,—sauf les distances et le ciel!

De Clermont, c’est encore quarante-cinq, et de Laqueuille quinze kilomètres de voiture...