Besse.—Tour des remparts.

Mais revenons à Notre-Dame de Vassivière, dont le culte brilla et se ternit, subit des éclipses, passa par bien des vicissitudes, jusqu’à l’abandon, la ruine, presque l’oubli, sauf de la part des habitants de la région immuablement fidèles, et, avec raison, car Notre-Dame de Vassivière sut se relever de sa décrépitude passagère; mais il n’était que temps de se manifester, et vigoureusement, pour raffermir les croyants, assaillis, pressés par les progrès de la Réforme.

L’habitude, plus que tout, faisait encore se découvrir les voyageurs devant l’image encastrée dans une muraille, qui subsistait seule des démolitions. Beaucoup déjà négligeaient le salut à la sainte noiraude de Vassivière. Mal en prit, un jour de juin 1547, au nommé Pierre Gef, dit Sipolis, «qui peut-être avait déjà prêté une oreille trop complaisante aux doctrines prêchées à Issoire». Brusquement, tout s’obscurcit autour du sceptique; il est aveugle; mais, tandis que la lumière du soleil cessait de pénétrer dans ses yeux, une autre éclatait en son âme: il reconnaissait d’où était tombée la malédiction; il implore Notre-Dame; et s’en tire avec une promesse de «reinage»; la vue lui est rendue.

D’autres événements tout aussi merveilleux se succédèrent: c’est alors que le clergé et les notables de Besse décidèrent d’installer confortablement à Besse la miraculeuse statue de Vassivière.

On monta la quérir en grand cortège, on l’installa en pompe...

Le lendemain, elle avait disparu, regagné la montagne...

A Vassivière.—Les drapeaux des paroisses.

Deux, trois, quatre fois on la redescendit; toujours elle refit l’ascension...

Il fallut s’incliner à sa volonté, bâtir là-haut, se contenter d’hospitaliser, aux mois glacés, la Vierge noire qu’au printemps il faut reconduire à son plateau solitaire, si l’on ne veut pas qu’elle y retourne d’elle-même.