— C’est Jean Ajalbert… le poète, le grand savant, le grand voyageur… Jean Ajalbert… Sa mère était de Cézens, les Teissèdre…

Il pleuvait, on glissait dans la boue… Mais les cloches de midi sonnaient… Je les écoutais comme si c’était pour moi, dans une bouffée de bonheur…

Ah ! que j’avais raison d’avoir préféré le livre au théâtre. Quels applaudissements des villes m’auraient procuré cette minute incomparable.

— Jean Ajalbert… Jean Ajalbert… l’écrivain, le grand voyageur…

Je riais et pleurais de l’exaltation charmante de mon vieil ami, qui emplissait toute sa demeure, où les cheveux avaient grisonné sur la tête de mamans, qui avaient été mes camarades des étés de l’autre siècle…

— Nous vous avons suivi…

Et, comme de l’armoire de Paris, du bahut campagnard l’on sort des portraits pâlis d’autrefois…

— Vous n’avez pas changé…

Voilà qui me ramène à la réalité.

Le chauffeur s’impatiente…