Baste ! A la grâce de Dieu !
Et, le semeur, entonnant la Grande, lo, lo, lo, lo, lo, lo, lo, lo, léro, lo ! continue de distribuer le grain à poignées qui s’engloutit dans les vagues brunes des sillons.
Lo, lo, lo, lo, lo, lo, lo, lo, léro, lo !
Écoutez :
C’est tout un chœur de faneurs qui attaquent la Grande, qui luttent l’un à qui dominera l’autre de son souffle, sans cesser de ramasser et de charger…
Les servantes, hâlées, avec leurs cheveux embroussaillés de brindilles, tassent la cargaison sur les chars, ou, debout, aux faîtes des meules, retiennent et pressent les fourchées des valets…
Mais le chœur se fatigue, les gars et les filles ont la gorge ardente, suffoquée à la chaleur où nagent l’arome capiteux de la prairie fauchée, le doux et violent bouquet des foins :
Lo, lo, lo, lo, lo, lo, lo, lo, léro, lo !