Il me reste, pour vous engager à prendre promptement une décision, une dernière considération plus pressante que les autres, et qui n’admet aucun délai. Autant d’heures de retard sur la détermination du Corps législatif, autant de coups de mort pour ces établissemens. Les services particuliers se désorganisent: l’administration ne peut garantir ni contracter aucun traité pour les soutenir ou les renouer; elle-même, incertaine sur la durée de son existence, n’ose ni donner essor à ses spéculations, ni souscrire aucun marché, soit pour assurer ses services, soit pour approvisionner les magasins des objets nécessaires à leur entretien. Vous ne pouvez fermer plus long-temps les yeux sur les graves inconvéniens d’une pareille anxiété. Encore quelques jours de retard, et la désorganisation sera complète.
Je conclus, en me résumant, à la mise en ferme intéressée des postes aux lettres et des messageries.
[La présente résolution ayant été omise par l’orateur, ne fût pas lue à la tribune; elle est néanmoins la conséquence essentielle du discours qu’il a prononcé.]
PROJET DE RÉSOLUTION.
Le Conseil des Cinq-cents, considérant combien il est instant de rendre au service des postes et messageries leur activité, tant sous le rapport de l’utilité publique, que pour la prospérité des finances de l’Etat,
Déclare qu’il y a urgence.
Le Conseil des Cinq-cents, après avoir déclaré l’urgence, prend la résolution suivante:
Article premier.
L’administration actuelle des postes et messageries, tant par terre que par eau, et celle des relais, est supprimée.
II.