[L'INSOMNIE AMOUREUSE]

En vain ma volonté soupèse, heurte et crève
Au-dessus de mes draps la molle outre du rêve!
Mon lit est un vaisseau qui ne peut pas partir.
Puis qu'Éros porte ailleurs son adorable tir,
Viens avec tes pavots à mon aide, Morphée!

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Sur un sein pâle et rond sa robe dégrafée!


[LE MIROIR VAINCU]

Il respire à ta paume, écarlate et verni,
Avec son Bulbul nain dont la rose est le nid,
Transformé par son col prodigue en vide-perles,
Dedans, un jeune faon palpite entre deux merles,
Contre un obscur miroir. Quatre merles—deux faons—
Ouvre! et tout cela meurt pour tes cils triomphants.


[LES RÊVES PROBABLES]

Chaleur. Le sol crépite. Un troupeau saute et bêle.
Je relis étendu la courte lettre, où Beyle
Raconte comme il vit Lord Byron à vingt ans.
L'air est comblé d'odeurs, de pollens et de taons...
Faisait il du soleil le jour de leur rencontre?
Je vais fermer le cher volume et dormir contre.