—Et ça! et ça! vociférait-il. Puisque ton monsieur laisse ses cannes dans mon antichambre, je vais te corriger avec.

Germaine ferma son livre.

—Vous êtes fou, dit-elle. Sortez.

Le téléphone sonna.

—Ne touche pas au récepteur, criait Nestor. Si c'est l'homme à la canne, c'est moi qui vais lui répondre.

Il s'agissait, en effet, de la canne. Le dentiste demandait à M. Osiris s'il ne s'était pas trompé, car son client en trouvait une au chiffre N. O. à la place de la sienne, un jonc à bec d'écaille.

Germaine eut le triomphe modeste. Cet épisode lui valut quatre jours de paix.

Les frères Osiris chassaient le dimanche. Ils partaient la veille à cinq heures. Germaine était donc libre. Ce samedi, Nestor resta, sacrifiant la chasse. C'était une manière galante d'obtenir son pardon.

Germaine cacha sa déconvenue. Elle prévint Jacques. Il resterait sagement rue de l'Estrapade et se coucherait tôt.

À neuf heures, Jacques lisait dans sa chambre ainsi que les autres élèves, lorsqu'un coup de timbre timide retentit à la porte de l'étage.